La terre crue est un matériau millénaire, utilisé sur tous les continents, des maisons vernaculaires africaines aux immeubles à sept niveaux de la Croix rousse à Lyon. Elle se présente sous des formes diverses : pisé, bauge, torchis, terre allégée, terre coulée, briques comprimées ou enduits.
Sa richesse tient à sa localité, sa capacité à réguler chaleur et humidité, et sa faible empreinte carbone. Matériau vivant, il respire, se répare et se recycle, créant des intérieurs sains et confortables. Aujourd’hui, la terre crue renaît dans la construction contemporaine grâce à des organismes comme CRAterre, Amàco, aux nombreux collectifs terreux, mais aussi les artisan·es et les architectes…

Composition et mise en œuvre

La terre crue se compose de différents éléments (cailloux, gravier, etc.). Selon leur quantité et leur répartition, ils rendront la terre crue plus adaptée à certaines techniques plutôt qu’à d’autres. Par exemple, la technique du pisé est adaptée à une terre riche en gravier, ce qui était le cas de la région lyonnaise en France, d’où la présence nombreuse de bâtiment en pisé dans cette région.

Exemples de projets en terre crue

Spécificités techniques

  • Ressource locale, abondante et renouvelable (si non stabilisée)
  • Inertie thermique et régulation hygrométrique
  • Esthétique naturelle et variable selon le sol
  • Compatible avec les techniques traditionnelles et contemporaines

Vigilances

  • Etudier la terre en amont (essais de compactage, etc) pour choisir la technique adaptée à la composition de celle-ci
  • Anticiper et limiter les retraits
  • Protéger soubassements et arases contre l’eau et le ruissellement
  • Éviter enduits étanches et peintures filmogènes
  • Respecter temps de séchage et hygrométrie selon la technique
  • Assurer protection provisoire pendant le chantier
  • Hors DTU : Se référer aux Guides de bonnes pratiques
  • Perte de sa réversibilité si la terre naturelle est mélangée à des liants (tel que le ciment)

Ouvrages sur terre crue